Les différents types de handicaps

Happy young man sitting in wheelchair against color background

La France en 2020, compte près de 12 millions de personnes en situation de handicap, ce qui représente près de 17% de la population française. La notion de handicap est connue de tous, mais très peu de gens semble réellement renseignés sur la question. Alors qu’est-ce que le handicap ? Avant tout, il existe plusieurs types de handicaps, divisés en 4 catégories :

  • Le handicap moteur :En France, on recense 7,4 millions de personnes en situation de déficience motrice. Les personnes atteintes d’un handicap moteur ou d’une déficience physique, ont des possibilités limitées pour se déplacer, réaliser des tâches manuelles ou se joindre à certaines activités. Ce type de handicap regroupe une variété de déficiences et ou d’affections comme par exemple les atteintes neurologiques, les amputations, les affections musculaires, les atteintes articulaires…
  • Le handicap visuel : En France, on recense 2,8 millions de personnes en situation de déficience motrice. Le handicap visuel concerne les personnes atteintes de cécité et ou de mal voyance. Au quotidien, la déficience visuelle joue surtout sur les activités utilisant la vision centrale (écriture, lecture, reconnaissance…) et bien évidemment sur les déplacements. Ce handicap regroupe aussi bien la cécité, la perte plus ou moins importante de l’acuité visuelle, que d’autres altérations visuelles (altération du champ visuel, altération des couleurs, profondeur, etc.).
  • Le handicap auditif : La déficience auditive est un handicap de la communication. En France, trois millions de personnes sont donc concernées par ce type de handicap dont 60% ont plus de 60 ans. Le handicap auditif provient de l’inexistence ou la perte à des degrés variables de l’acuité auditive dès la naissance ou suite à un accident ou une maladie au cours de la vie.
  • Le handicap mental : On compte, en France, 2 ,3 millions de personnes en situation de handicap mental. Cette maladie est une affection qui perturbe généralement la pensée, les sentiments ou les comportements des personnes de façon suffisamment forte pour rendre leur intégration sociale difficile.

Concrètement, ces personnes connaissent des difficultés à mémoriser des informations, communiquer, se repérer dans l’espace, et plus encore.

La place du handicap en entreprise

Lors de notre dernier article, nous vous avons initié sur le sujet du handicap, et ses différentes formes. Aujourd’hui, afin de compléter vos connaissances nous parlerons de sa place en entreprise. Avant tout, que nous dit la loi ?

  • La loi n° 2005-105 du 11 février 2005 pour l’égalité des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées apporte des évolutions fondamentales pour répondre aux attentes et aux besoins des personnes handicapées.

Elle constitue le principal texte sur les droits des personnes en situation de handicap et détermine des obligations précises en matière d’emploi de personnes handicapées.

  • Toute entreprise de 20 salariés et plus doit employer des travailleurs handicapés dans une proportion de 6% de l’effectif total de l’entreprise.
  • La déclaration annuelle et le paiement d’une contribution à l’Agefiph (l’association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés) pour les entreprises ne remplissant pas cette obligation.
  • L’obligation de négocier les conditions d’accès à l’emploi, à la formation, à la promotion professionnelle et au maintien dans l’emploi dans l’entreprise.
  • Le principe de non-discrimination.

Malgré cette loi ayant pour objectif de faciliter l’intégration de personnes en situation de handicap en entreprise, plus de 215 000 sont toujours à la recherche d’emploi. Cela s’explique par le manque de connaissance des entreprises sur le sujet du handicap, qui préfèrent alors payer une contribution annuelle plutôt que de remplir le quota légal des 6% de handicapés dans leurs effectifs.

  • Un quart des entreprises n’emploie AUCUN travailleur handicapé. Pour 72% des entreprises n’employant pas de personnes handicapées, leur recrutement est jugé comme une démarche difficile, estimant que leurs salariés y seraient défavorables (40%). Or, ce pourcentage tombe à 17% dans les sociétés employant déjà des personnes handicapées, comme quoi l’expérience favorise plutôt l’adhésion.

Très appréciés par leurs collègues, les personnes en situation de handicap sont vectrices d’intégration sociale. Ils sont perçus comme très motivés, performants, dotés d’un esprit d’équipe, avec de grandes qualités de contact. Pour aider davantage à leur insertion en entreprise, la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) est créée. Chaque année, certaines thématiques sont discutées, et lors que la 24 édition de cette semaine (16 au 22 novembre 2020), les trois sujets retenus ont été :

  1. Le numérique, permettant d’accélérer l’intégration en trouvant des moyens d’innover et d’alléger le poids du handicap,
  2. Le Handicap invisible : dyslexie, déficit de l’attention, ou encore maladies chroniques dont on parle trop peu,
  3. L’inclusion de l’école vers l’emploi, l’apprentissage accompagné, la formation, etc.